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Services de bien-etre et loisirs
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9
min

La Montgolfière gonflée à bloc

Eliott
Eliott
19
December
2018
-
Mis à jour le
27
.
01
.
2021
La Montgolfière gonflée à bloc

Avant même de rentrer à l’intérieur, le bâtiment, magnifiquement rénové avec de grandes poutres apparentes, impressionne par sa taille et sa luminosité. Et ce n’était qu’un début : cours de sport unique, hammam, sauna, restaurant, bar… Chez Skello on adore : c’est simple déjà 2 personnes de notre équipe, Victor et Minéa en ont fait leur deuxième maison !

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Après avoir suivi pendant 8 mois le lancement de ce projet et accompagné Basile dans ses premiers plannings, nous avons voulu vous présenter son univers qui révolutionne le monde des salles de sport.

Parle-nous un peu de ton parcours : on nous a dit que tu as un diplôme en finance, comment passe-t-on de la finance à un projet comme La Montgolfière ?

A la base j’ai fait une école de commerce, puis je me suis spécialisé dans la finance et dans les mathématiques financières. J’ai travaillé dans des banques à Londres, puis dans des fonds d’investissement à Paris.

Au moment où j’allais repartir à Londres j’ai rencontré dans une salle de sport Ruben, mon futur associé, qui m’a parlé d’un projet qu’il avait en tête. J’avais 4 mois avant de commencer mon nouveau travail à Londres, j’ai décidé de l’aider sur son business plan et la partie financière.

J’avais toujours en tête de monter ma boite, on s’entendait bien, on travaillait bien ensemble, on a vite senti que le projet avait un gros potentiel et de fil en aiguille je ne suis pas parti à Londres, j’ai tout donné et je me suis laissé 1 an pour monter la boîte !

Le projet de départ c’était une simple salle de sport ?

L’idée est venue de Londres, où j’ai découvert les salles de sport. Là-bas tout le monde y va, il y en a vraiment plein avec des typologies de salles différentes et des ambiances différentes.

Quand je suis rentré à Paris la salle de sport me manquait, j’en ai donc cherché une. J’ai trouvé que l’offre était plus restreinte et surtout que les salles avaient une connotation un peu péjorative.

C’est en parlant de ça à Ruben qui était coach et qui avait vu un peu la même chose avec ses clients qu’on s’est dit que ça serait top d’avoir un vrai club avec des valeurs fortes, avec un côté seconde maison et où les adhérents puissent dire “Je suis fier d’être dans ce club”.

À La Montgolfière, on y fait certes du sport mais il y a aussi des expos, des talks, de bons cocktails et de bons verres de vin !

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D’où est venue cette volonté de faire un club, de vraiment favoriser les échanges, d’être un lieu de vie à part entière ?

C’est vraiment une idée qu’on n’avait pas vu ailleurs. Même à Londres on n’a pas découvert d’endroit comme ça. Ce qui se rapprochait le plus c’est Soho House, un club réservé aux professions artistiques, qui a voulu rompre avec les salles classiques réservées aux gens de la City en costume cravate. Il fallait carrément montrer une fiche de paye d’une industrie créative pour y entrer !

Finalement on a pioché dans beaucoup de concepts qui nous plaisaient, des studios de yoga, des hôtels qu’on trouvait super cools, des lieux comme le Carreau du Temple où il y a tout le temps des expos.

On a concentré toutes les activités qui nous plaisaient en gardant le sport au cœur du projet : on a créé des sports signatures, on a des cours de yoga qu’on ne trouve que dans des très petites structures, pareil pour nos cours de boxe.

On voulait toujours ce côté social et ludique pour que les gens se rencontrent et soient poussés à briser la glace.

On est dans un lieu vraiment atypique, est-ce qu’il faisait partie du projet de départ ?

Dans les critères qu’on avait pour le lieu il y avait la taille car il faut vraiment de l’espace pour faire un lieu de vie et d’événementiel. On voulait aussi un lieu avec du charme et de la lumière naturelle.

Lors de la première visite on est tombé tout de suite amoureux du lieu.

C’était vraiment pas gagné car jusqu’à présent personne n’avait réussi à mettre aux normes le lieu pour accueillir du public. On a trouvé un architecte qui a réussi à faire un cahier des charges très strict mais on s’est dit que ça en valait la peine.

C’était un gros pari car c’est un projet binaire, on ne peut pas commencer petit et itérer, il faut tout faire tout de suite.

Je sortais mes plus beaux costumes de financier pour convaincre toutes les parties prenantes : le propriétaire du lieu, plusieurs banques et une vingtaine d’investisseurs.

Vous connaissez l’expression Fake it until you make it ? C’était ma vie pendant des semaines ! (rires)

C’était ultra stressant car tout aurait pu tomber à l’eau au dernier moment.

Et ensuite vous vous êtes lancés dans la transformation du lieu ?

Début 2018 on a terminé la levée de fonds et le montage financier puis on est parti pour 9 mois de travaux, contre 6 de prévus à la base.

C’était une vraie performance de réhabiliter un lieu comme ça. Les travaux, c’était un stress continu. Je pensais que c’était une science exacte comme des maths et finalement on découvre toujours plein d’imprévus. Le jour où on a posé la clim le plafond d’en dessous à commencé à se fissurer, il a fallu rappeler une grue pour l’enlever et renforcer la structure.

L’arrivée d’eau ne permettait de faire couler qu’une seule douche alors que nous voulions équiper les 2000m² avec des vestiaires, un bar, un hammam et une cuisine. Les travaux c’était la partie la moins marrante du projet mais on apprend beaucoup. Aujourd’hui je suis un expert en électricité !

Quand on a enlevé les quatre couches de moquette pour trouver dessous un magnifique parquet, on s’est rendu compte que toute la moquette avait été fixée à l’agrafeuse… Il a donc fallu toutes les enlever à la main : il y en avait 150 au mètre carré…

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Quelle est l’histoire de ce lieu ?

Au départ c’était une ancienne fabrique de montgolfières. Il n’y avait pas la verrière, c’était une cours intérieure dans laquelle ils travaillaient sur les toiles de montgolfière. C’est pour ça que le sol est très penché, pour permettre à l’eau de pluie de s’évacuer.

Il y a même eu exceptionnellement des départs en montgolfières !

Ensuite la SNCF a ajouté la verrière et les structures métalliques. Les poulies qu’on voit servaient à faire rentrer les machines. Tout le quartier, avec la Gare du Nord et la Gare de l’Est, était rempli d’ateliers de remise en état des locomotives.

Après la SNCF, Luc Besson a eu ici un studio de production. C’est ici qu’il a produit le 5ème Élément et Léon. On a même des membres qui travaillaient pour lui !

Le lieu est resté un studio de production, cette fois de dessins animés, notamment Oggy et les Cafards et enfin un lieu événementiel pour des défilés et pour des tournages.

Le commissariat de la séries Engrenages a été filmé ici !

Avec un bâtiment avec une telle histoire, on ne pouvait pas se permettre de faire n’importe quoi pendant les travaux, nous avions la responsabilité de respecter le lieu. On voulait vraiment récupérer les matériaux d’époque, les vieux parquets, les moulures qui datent de l’atelier de montgolfière.

C’est tout ça qui rend ce lieu chargé d’histoire. On a simplement ajouté de la nouveauté notamment avec le bar en marbre et les comptoirs minimalistes. On voulait vraiment tout conserver au maximum.

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Peux-tu nous parler des activités que tu proposes ici ?

On a créé des cours spécialement pour le lieu. Par exemple Ropes any Style qui est un cours tout autour de la corde et qui est animé par un ancien du Cirque du Soleil.

C’est ultra cardio et vraiment cool. On a un cours Instability pour travailler en déséquilibre.

On a un cours de Street Workout, qui existe très peu ailleurs, c’est tous les mouvements inspirés des entraînements extérieurs qu’on trouve beaucoup sur la côte ouest des Etats-Unis avec des barres de tractions et des cages de crossfit.

On a aussi de la pole dance et de la danse africaine. On voulait vraiment faire bouger l’offre des salles de sport car on trouvait que que les cours n’étaient pas assez ludiques.

Dans les salles de sport on trouve soit du fitness des années 90 avec des cours de Body Attack et ce genre de choses, soit des cours plus orientés performance.

À La Montgolfière on veut faire du sport sérieusement sans se prendre trop au sérieux. C’est aussi pour ça qu’on a voulu une identité visuelle très colorée qui contraste avec la sobriété de la salle.

Au niveau des cours on est encore en phase de test. J’ai la chance d’être avec Ruben, mon associé, qui est coach de profession. Il a un regard très pointu là-dessus. On veut toujours créer de nouveaux cours, de nouveaux concepts pour que les gens ne se disent pas “ce sont les mêmes cours depuis 3 mois, je fais les mêmes exos, c’est ma routine”.

Après la soirée roller et la soirée dégustation de caviar quels seront les prochains événements ?

On organise fréquemment des événements ! Récemment un vernissage avec un DJ et un danseur sur l’ambiance hip hop / street art.

Début janvier on met en place une résidence pour un artiste qui va venir travailler 3 semaines à la Montgolfière pour faire ses toiles et ensuite il y exposera ses œuvres. On prévoit aussi des lives.

On a beaucoup de propositions donc on réfléchit pour la suite.

Comment as-tu connu Skello ?

A l’échelle du projet j’ai connu Skello il y a super longtemps. J’ai vu une vidéo de Quitterie sur Facebook, je me suis dit que ça pouvait être super bien pour La Montgolfière.

Alexis de votre équipe est venu me présenter l’outil, on s’est super bien entendu, il m’a demandé quand je comptais ouvrir.

J’ai tout de suite eu envie de travailler avec vous, même si d’autres prestataires m’ont démarché, j’ai plus accroché avec Skello !

On était censé ouvrir en juillet, puis on avait déjà pris du retard. C’était marrant parce qu’Alexis me rappelait fréquemment pour me demander où on en était donc il a bien suivi le projet.

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Comment Skello t’aide au quotidien ?

Ça me permet de voir tout le monde. J’ai des problématiques compliquées dues aux larges horaires d’ouvertures : de 7h à 23h.

J’ai tellement de personnes qui bossent ici, 12 avec les salariés et 40 en comptant les intervenants. Les plannings c’est un casse tête parce qu’en plus ce sont des postes très différents. Les coachs sont spécialisés et font tous un cours en particulier.

Il faut aussi matcher le planning des coachs avec celui des salles.

Il me fallait donc une solution simple pour arriver à combiner tout ça. C’est pour cette raison que j’ai choisi Skello.

J’en suis très content et j’ai encore plein de choses à découvrir sur l’outil !

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Ton plus gros challenge au quotidien ?

Je veux qu’à chaque fois que les gens viennent à La Montgolfière ils se disent “J’adore venir, je suis content d’être là !”.

Pour autant on s’habitue à tout, même au plus beau des cadres. Si on fait toujours la même choses, le même sport de la même façon, on s’en lasse. Mon but c’est vraiment que les personnes qui viennent à la Montgolfière soient de plus en plus nombreuses et aiment de plus en plus venir ici.

Je veux vraiment qu’on crée ce côté famille, deuxième maison, où les gens se sentent fiers d’être ici et se sentent bien.

A terme on souhaite ouvrir d’autres clubs à l’image de La Montgolfière, en gardant la même énergie !

Infos pratiques :

La Montgolfière
25 Rue Yves Toudic
75010 Paris

Découvrez les prochains événements de la Montgolfière sur leur page Facebook.

Site Internet : https://lamontgolfiereclub.com

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